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Lors de sa dernière réunion, le Conseil de Gestion du programme Avenir des Peuples des Forêts Tropicales (APFT) a décidé de dédoubler le Newsletter.
Dorénavant, une version plus grand public sera réalisée parallèlement à quelques pages destinées à la communication au sein du réseau APFT.
Cette version interne paraîtra à intervalles plus réguliers, le prochain numéro vers janvier ou février 1997.
EDITORIAL: PAS DE SCIENCE SANS PATIENCE
Le programme APFT est maintenant bien lancé.
Une dizaine de Sites Intensifs Pluridisciplinaires (les déjà fameux SIP) ont été définis et les enquêtes s'y déroulent normalement. Menées par différents spécialistes tant juniors (qui y effectuent un séjour de longue durée) que seniors (qui y viennent en appui), ces enquêtes visent à fournir une information assez diversifiée pour poser un diagnostic et proposer des modèles généraux.
L'approche comparative que nous privilégions présente un double défi : avoir une base suffisamment large pour permettre des généralisations et suffisamment précise pour permettre des propositions pratiques.
Nous avions au départ fait le pari d'une large ouverture afin de bénéficier au maximum de la diversité des problématiques et de la créativité de chacun. Insensi-blement, il s'agira maintenant de resserrer nos activités afin de répondre aux questions spécifiques que ceux qui ont en charge l'élaboration de stratégies de développement durable et harmonieux se posent.
Comme le prévoient nos termes de référence, le but final est de proposer des modèles mieux adaptés à ces objectifs. C'est ce que tente de synthétiser le tableau suivant:
Les enquêtes étant seulement dans leur phase initiale, il nous est difficile de dire d'ores et déjà ce qu'il faut faire. La première étape sera sans doute de mettre en évidence ce qu'il ne faut PAS faire.
Parallèlement, une emphase crois-sante sera mise sur la recherche/action afin de tester du point de vue socio-anthropologique certaines démarches comme la gestion participative, l'éco-tourisme ou les relations villes-forêts.
L'année qui vient sera celle où nous commencerons à engranger les premiers résultats des travaux en cours.
D'ici là, il faudra se montrer patients, comme l'agriculteur qui regarde pousser sa récolte ou le chasseur qui guette le gibier.
Que l'an qui vient vous soit donc fructueux à tous.
Pierre de MARET.
Activities in Papua New Guinea concentrate on two major geographical areas of the mainland with different population groups:APFT IN PAPUA NEW GUINEA
In 1996 two population groups are subject to broad and comprehensive
ethnoecological investigations by three APFT junior researchers attached
to CREDO (Centre de Recherche et de Documentation sur lOceanie),
the Kasua of the Southern Highlands Province and the Oksapmin of Sandaun
Province. Anthropological research for both groups is conducted by
Florence Brunois and Lorenzo Brutti respectively. The botanist Manuel
Boissiere will visit both field locations and focus on forest classification
and forest succession. With the remote Kasua people the documentation
of traditional land- and forest use techniques is still possible.
However, plans to set up petroleum drilling in the area are imminent
and will irrevocably change Kasua lifestyle. The economy and the traditional
lifestyle of Oksapmin people has already been strongly affected by
the setting up of the artificial mining town of Tabubil (Ok Tedi).
Another junior researcher, David Ellis from the University of Kent,
will in December commence fieldwork in the Crater Mountain Wildlife
Management and Conservation Area with Pawaian people in the border
area between the Simbu-, Eastern Highlands- and Gulf Provinces. He
will focus on indigenous relations with land and forest and local
perceptions of the environment with particular respect to conservation
issues. David will work in conjunction with research initiatives of
the Research and Conservation Foundation of Papua New Guinea (RCF-PNG)
with the aim to provide the anthropological basis to the implement-ation
of the wildlife management and conservation area.
Activities in a low altitude area of the North Coast focus on the Kilimeri Census Division and Vanimo township of Sandaun (West Sepik) Province near the Indonesian border
This area lies within the Vanimo Timber Rights Purchase Area (TRP), which was defined as early as the mid sixties. The land of several of the villages has been logged, another part is now being logged and others are due for logging in the next years. Thus, the impact of logging on the local cultures and on the natural environment constitutes a major research theme. In June a team of EU senior and ACP senior and junior researchers carried out a pretest and surveys in one selected village, Krisa village. These activities will form the basis for further detailed studies and include:
Christin KOCHER-SCHMID
Depuis la fin des années 70, les projets de protection de la nature se sont multipliés en Guyane Française. Certains concernaient des régions aujourdhui inhabitées par les populations autochtones, mais la plupart dentre eux englobaient les Amérindiens de la côte ou ceux de lintérieur. Dès 1979, les dangers potentiels pour les Amérindiens dune politique de protection de lenvironnement étaient soulignés (Grenand P. & F., 1979 : 360-382).
En 1992, lors du Sommet mondial de lEnvironnement à Rio de Janeiro, la France annonça le projet de création dun Parc de la Forêt Tropicale Guyanaise, qui couvrirait le tiers méridional du pays. Elle promettait aussi une politique de gestion exemplaire en matière denvironnement tropical. Peu de temps après fut créé un Comité de Pilotage chargé entre autres tâches, de définir un zonage du parc ainsi que les activités qui sy dérouleraient.
Ce Comité de Pilotage est composé de trois groupes : des représentants de lAdministration française, des scienti-fiques, des élus de Guyane française. Ce dernier groupe était originellement composé délus et assimilés élus, en loccurrence un représentant de la Fédération des Organisations des Amérindiens de Guyane (FOAG) et des représentants des associations culturelles des différents groupes de Noirs Marrons. Cette participation des autochtones fut contestée par les élus créoles et après négociation avec lautorité préfectorale, il fut admis que si les associations et autres autochtones compétents ne participaient pas aux séances plénières du Comité de Pilotage, ils interviendraient en revanche dans les groupes de travail.
Après plus dun an et demi dactivité, le Comité de Pilotage proposa le zonage suivant :
Fin 1994, une plaquette fut diffusée par la Direction Régionale à lEnvironnement. Elle brosse du projet de parc un portrait lénifiant, ne laissant rien paraître des âpres débats et marchandages qui se déroulèrent en 1993 et 1994 au sein du Comité de Pilotage. Pourtant, lors des débats la voix des élus, des naturalistes et du lobby minier (professionnels, Bureau de Recherche Géologique et Minière, Direction des Mines et de lIndustrie) ont pesé très lourd alors que la place des communautés nétait défendue que par deux personnes présentes en qualité délus et non dautochtones et le présent auteur.
Le document contient des phrases alarmantes, par exemple celles concernant les zones dont la pénétration est encore actuellement soumise à autorisation préfectorale :
Dans la mesure où les populations concernées le souhaiteraient, il serait possible de définir localement (en concertation avec les autorités municipales et coutumières), pour chacune des zones de vie, une réglementation particulière, plus souple et plus évolutive, permettant de maîtriser et de contrôler la fréquentation extérieure en définissant des zones daccès interdit (des villages, des lieux de culte ou dautres parties du territoire) et des zones daccès réglementé (avec une réglementation particulière, des circuits imposés, un guide obligatoire, des quotas de visiteurs, etc...), afin que la découverte du milieu naturel environnant soit possible sans apporter de gêne aux habitants.
Sous une forme très conciliante, il sagit en vérité de propositions profondément dangereuses pour les autochtones. On aura noté tout dabord que les populations, arrivant en ordre dispersé, seront traitées au cas par cas. Ces propositions visent à mettre fin à une politique unie et cohérente à leur égard. Ajoutons que nous serons alors en contradiction avec le décret sur les terres de 1987 établissant des aires de parcours pour ces mêmes populations. Ces terres ont déjà été attribuées aux communautés wayãpi du haut Oyapock et retardées pour les communautés de la région de Camopi et celles du haut Maroni. Cest en particulier sur une partie de laire de parcours des communautés émerillon et wayãpi de Camopi quà été délimitée une zone de vie avec possibilité dactivité minière, concession évidente au lobby minier. Même si le document demande que des procédures de contrôle et de suivi soient mises en place, il convient de souligner quil existe déjà une réglementation minière et que depuis six ans elle nest pas respectée dans la région concernée. Pour sen convaincre il suffit dobserver davion létat pitoyable des cours deau où travaillent les orpailleurs.
Enfin et surtout, lextrait cité ci-dessus, même sil réaffirme les droits des populations, masque très mal que lobjectif essentiel du Parc est le développement du tourisme de nature ou écotourisme. Il nest dailleurs plus permis den douter lorsquon lit plus loin que les villages de Maripasoula, Saül et Camopi deviendraient alors les Portes du Parc, cest à dire les lieux privilégiés daccueil des visiteurs. Ainsi, aux risques concernant les droits territoriaux, sajoutera pour les communautés du sud de la Guyane, la menace touristique. A cet égard, les visites sur le terrain du Comité de Pilotage ont permis de constater la défiance, voire labsolu refus, dune bonne partie de la population (les Créoles de Saül exceptés) à légard du projet. Nulle trace nen paraît dans la plaquette publiée.
Quelle est la teneur de cette défiance ?
Tout ce qui vient dêtre dit rend compte dune évolution sur trois années. En 1995, notre programme APFT a précisément choisi la Guyane Française parce quelle semblait un cas exemplaire, où les ingrédients du développement, de la protection de lenvironnement et de lavenir des populations forestières formaient un cadre détude pertinent.
Par ailleurs, ce cadre détude sinscrit parfaitement dans lactualité, puisque le Ministère français de lEnvironnement, prenant conscience des enjeux et des blocages, souhaite plus que jamais une intervention des sciences humaines, privilégiant ainsi les intérêts des populations habitant le futur parc. Est ainsi bien mis en relief le fait quil ne peut y avoir de valorisation de la biodiversité sans un équilibre avec les populations humaines qui en participent.
Les décrets détablissement du parc sont présentement ajournés; il appartient aux scientifiques et en particulier à notre programme APFT de tout faire pour que ce futur parc soit une réussite exemplaire.
Pierre GRENAND.
1979. Les Amérindiens de Guyane Française aujourdhui : éléments de compréhension, Journal de la Société des Américanistes, 66 : 360-382, Paris.Deviers, D. & Raynaud, S.
1994. Premières propositions pour un projet de Parc de la Forêt Tropicale Guyanaise, Préfecture de la Guyane-DIREN, 10 p., Cayenne.Ouhoud-Renoux, F.
1995. Etude sur les productions de la chasse, de la pêche et de la cueillette chez les Wayãpi du haut Oyapock en Guyane Française, rapport rédigé à la demande de la DIREN, Centre ORSTOM, 26 p., Cayenne.Thanks to ongoing research being undertaken by Network members in Kinshasa, Libreville and Yaoundé, combined with Coordination efforts in Brussels, a clearer picture of how the Forest-City Relations dimension can contribute to the broader objectives of APFT is beginning to emerge. The following "Concept Paper for Research and Actions" provides an overview of how this aspect of APFT is evolving.
FOREST-CITY RELATIONS
The problem
Why focus on the urban factor? The future of tropical forest areas in Central Africa depends largely on how they are exploited by urban masses and how they are managed by city-based elites. Urban-related problems and their influences on tropical forests is a very important but widely neglected topic. Integrating the urban factor in tropical forest conservation and development projects is crucial because:
Combined with these quantifiable factors is a somewhat more ambiguous consideration: when official socio-economic data is analysed, conclusions tend to indicate that urban populations are unable to sustain themselves: earnings are not sufficient to buy food or fuel or pay for lodgings and transportation and service costs exceed cash availability. Nonetheless, not only do urban populations survive and maintain spending habits, but their numbers continue to increase considerably. This implies that there are real or perceived economic opportunities in cities. It is likely that some economic opportunities do in fact exist through the somewhat mysterious mechanisms of "informal" or "parallel" economy and that forest products play a major role here.
Objectives
Initial Phase
Topic originality
While numerous studies and programmes have devoted considerable research attention to the international priorities of development, maintenance of biodiversity and Third World urbanisation - and some have analysed combinations of two of these issues - no work to date has attempted to look at all three problems in a single theoretical paradigm. The forest-city interface component of APFT takes these three factors into account and thus has the potential to make viable action-oriented recommendations based on holistic analysis.
Ongoing actions
Before being able to formulate concrete and meaningful policy recommendations concerning the challenge of development with conservation, more knowledge is needed about how and why city dwellers use and perceive the forest. Investigations have consequently started in Kinshasa, Libreville and Yaoundé. From a scientific angle, choice of these cities was based on a series of comparative and contrasting variables: origin, demographics, nature and intensity of urbanisation process, level of development and state of infrastructure, proximity to forest, social and political situation. From an organisational angle the choice of these cities was based on the existence of institutional partners and the presence of other APFT or APFT-related activities.
Studies focus on fuelwood (Kinshasa and Yaoundé), perceptions (Kinshasa and Yaoundé), rattan (Yaoundé) and an analysis of economic relations between Libreville and the Estuary Province.
While many other studies have been undertaken on forest products, those undertaken by APFT contribute to understanding specific local problems by emphasising socio-economic needs on the one hand and socio-environmental impacts on the other and by placing this within a comparative context. They also address the need for still greater monitoring of information required for appropriate decision-making. The perception studies are original and vital for policy development if urban attitudes and behaviour patterns in relation to the forest environment are to be modified. Very little is known about how city dwellers perceive the forest which is prerequisite to being able to suggest awareness solutions which are very different in an African context than in a Western one. All of these studies contribute to local capacity-building.
These studies, combined with an analysis of work in the areas of urbanisation, urban social and economic organisation, development issues, environmental protection, extraction and commercialisation of NTPFs, etc., tend to indicate that while there is a strong cultural attachment to forest products, recourse to their use is best explained by economic determinism.
The problem of resource depletion and peri-urban deforestation is also considered within the much broader context of regional economic development which is increasingly hampered as the African continent continues to be marginalised in the new world order. Transnational corporations and international trade and financial institutions increasingly influence development policy without manifesting sufficient moral and political will to constructively help African institutions and NGOs.
As data is being gathered, a specific forest-city data base is being constituted. Documents on forest products (game, fuelwood, other NTFPs), African urban issues (urbanisation, "crisis", sustainability, origins, demographic shifts) and perceptions are accumulated at the Coordination Unit and entered into the general APFT bibliography with the label "ville-forêt". References of works not available in our documentation centre are also listed.
Actions for 1997
Research
In addition to continued support for ongoing SAC/JAC projects which
is justifiable from a scientific as well as a capacity-building point
of view, two new dimensions will be analysed in a first phase and
eventually explored by local researchers.
The first is to develop forest-city interface activities in intermediary cities. This is important because it will help clarify the long and complex flow of exchange between "productive" forest areas and "predatory" megapoles. It is also a means of analysing on a manageable scale the threshold between sustainable resource use and excessive extraction in the context of land carrying capacity issues, i.e., what are the conditions whereby human settlements begin to exert unsustainable pressures on different types of forest lands and resources. Intermediary cities, moreover, can be considered as alternatives to the more wasteful, less manageable larger cities. They can contribute to feeding these latter and are probably less detrimental to the environmental resource base as they are closer to traditional land and resource use practices.
Research proposals have been elaborated in these contexts for:
A JUE researcher (H. Solly) intends to develop a dimension relating to forest-city relations. In the context of social mobility it has been observed that there is a large "floating population" which is apparently neither city-based nor village-based. The question to be addressed pertains to how these individuals perceive both environments and what their specific activities are when in town or village.
Website
A Forest-City section on the APFT website is being planned. It could
include:
Theodore TREFON
Le Dja
Les forêts denses humides du bassin hydrographique de la rivière Dja couvrent une superficie denviron 30.000 km2 dans le Sud-est du Cameroun. Le climat y est chaud et pluvieux. La forêt est une mosaïque complexe constituée de forêt climacique (de terre ferme et sur sol hydromorphe), chablis en différents stades de régénération, forêt secondarisée en permanence à cause des éléphants, marécage ouverts à Cypéracées, raphiale, vieille forêt secondaire (reflétant la présence humaine antérieure), jachère et culture (le long des routes) et cacaoyère. La forêt du Dja abrite les espèces les plus remarquables de la faune forestière africaine: éléphants, gorilles de plaine, chimpanzés, buffles, panthères, pangolins géants, ...
La région est habitée par des essarteurs Bantu et des pygmées Baka. La densité de population est de lordre de 2 hbts/km2. Les essarteurs (Badjoué, Bulu, Nzime, Ndjem) sont installés le long des routes et pratiquent une agriculture itinérante de subsistance (plantain, manioc, arachide) et les cultures de rente (cacao, café); ils établissent en forêt des campements provisoires pour la chasse et la pêche. Les Baka vivent de la chasse en forêt et du travail dans les plantations des Bantous. Ils sont de plus en plus sédentarisés. Cette sédentarisation est, entre autres, favorisée par limplantation des écoles. Le peuple Kaka, immigré de lécotone forêt-savane, est installé le long du fleuve Dja et vit de la chasse et de la pêche.
Nouveaux défis de gestion forestière
Jusque récemment la forêt du Dja était, au niveau
écologique, un milieu relativement peu perturbé par
les activités humaines. La chasse y était limitée
à la consommation villageoise. Actuellement on observe une
forte augmentation de la chasse commerciale et dans certaines zones
une extermination rapide de la faune. Plusieurs causes sont évoquées:
la chute des prix du cacao et du café, louverture de
la forêt pour lexploitation forestière et lépuisement
faunistique dautres zones forestières.
Ainsi, à travers lexploitation forestière en pleine
croissance, les prix du cacao et du café, et la commercialisation
de la viande de chasse, le Dja se trouve fortement attaché
à léconomie nationale et internationale.
Face à ce processus de dégradation rapide, la population locale se trouve démunie et sans pouvoir. Elle ne retire que peu ou pas de bénéfices de lexploitation forestière et se voit confrontée à des chasseurs allogènes qui utilisent linfrastructure des exploitants forestiers pour pénétrer en forêt. Elle ne peut plus contrôler, ni gérer son terroir. Sans gestionnaire directement impliqué et capable dexercer un droit dusage et de jouissance exclusif sur un terroir ou sur une ressource forestier(e), aucune gestion durable préservant la multifonctionalité de la forêt nest possible. Le plan de zonage a divisé le Sud-Cameroun en deux zones: domaine forestier non-permanent (entre autres forêts communautaires) et domaine forestier permanent (forêt de production; la plus grande superficie allouée). La participation des populations a été circonscrite aux nouvelles forêts communautaires en dehors de ce domaine forestier permanent (voir ci-dessous). De ce point de vue, la nouvelle loi forestière contient des grandes lacunes concernant la participation des populations locales dans la gestion du domaine forestier permanent.
APFT/FSAGx dans le Dja
Les activités dAPFT et de la Faculté des Sciences Agronomiques de Gembloux (UER de Sylviculture , Prof. W. Delvingt) dans le Dja sinscrivent dans cette problé-matique, spécifiquement dans la périphérie nord (5000 km2) de la Réserve de Faune du Dja. Ces activités sont financées par lUnion Européenne -DG VIII (via APFT et avec un financement direct). Le projet travaille en étroite collaboration avec le Ministère de lEnvironnement et des Forêts (MINEF) (principal service étatique con-cerné par les forêts) et les projets ECOFAC (UE DG VIII) et UICN (Pays Bas). Ces derniers projets sont chargés de laména-gement de la Réserve de Faune du Dja.
APFT/FSAGx: laspect forêts com-munautaires
Comment gérer les ressources forestières? Par et pour les populations locales. Les communautés villageoises sont les bénéficiaires directs de la gestion durable de leurs forêts; il est donc normal quelles en soient les principaux acteurs. Or, jusquen 1994, lEtat se réservait le privilège des bénéfices du commerce du bois. Depuis cette année, la nouvelle loi forestière du Cameroun a introduit la notion de convention de gestion communautaire, contrat signé entre une communauté villageoise et ladministration des Eaux et Forêts, qui confie à la communauté la gestion dune portion de forêt dau maximum 5000 ha. Les populations deviennent elles-mêmes responsables de toutes les étapes de la gestion: élaboration, travaux, bénéfices. Cest la gestion communautaire.
Lobjectif du projet est de mettre en pratique ce processus de gestion communautaire: dune part mettre en lumière les potentialités et les lacunes du schéma théorique et dautre part apporter à des communautés pilotes le soutien nécessaire pour obtenir la convention de gestion et pour faire le meilleur usage de leur nouveau droit.
L'idée est de mettre en place un processus simple et autonome, qui puisse se généraliser au-delà des quelques communautés pilotes qui seront soutenues dans les premières années.
Le projet est mis en oeuvre par une équipe de chercheurs européens et camerounais, ce qui concrétise la participation nationale à chaque niveau du projet. Leur premier travail est didentifier des villages qui manifestent la volonté de sengager dans ce processus pilote. Ensuite vient lélaboration, en collaboration avec les villages concernés, du plan simple de gestion qui comprend entre autres les phases suivantes:
APFT/FSAGx: laspect conservation
Les problèmes imminents de conservation seront affrontés en collaboration avec les communautés villageoises, le MINEF, les projets ECOFAC et UICN, et lexploitant forestier sur place.
Pauwel DE WACHTER
APFT au ZAIRE
Grâce au dynamisme du Professeur Lapika Dimomfu, une base APFT
a été installée à la Faculté des
Sciences Sociales de l'Université de Kinshasa. Malgré
les grandes difficultés que traverse cette institution, cette
base joue déjà un rôle de coordination attirant
des chercheurs et fonctionnaires de différentes institutions
:
M. Kiyulu N'Yanga-Nzo (Unikin) travaillant sur la perception de la
forêt par les citadins à Kinshasa; le Prof. Miti Tseta
(géographe) et M. Kibala Lemende (phytotechnicien) étudiant
la consommation du bois de chauffe er du charbon de bois.
Vu les problèmes qui règnent actuellement au Zaïre,
l'activité se concentre donc sur les aspects ville/forêt.
Une autre base APFT était en cours d'installation à
Bukavu. Malheureusement depuis les événements dramatiques
qui secouent cette partie du monde, nous sommes sans nouvelles de
Nzabandora Ndi Mubanzi qui poursuivait une enquête sur l'histoire
des relations entre populations locales et le Parc National des Virunga
et de Kusamba Chifundera qui travaillait sur la situation des Pygmées
en bordure du Parc National de Kahuzi Biega.
Daniel Arnoldussen qui collaborait avec ce dernier a pu évacuer
Bukavu au dernier moment et est revenu sain et sauf à Bruxelles.
Nous n'avons plus non plus d'informations sur le sort de l'équipe
d'enquêteurs qui recueillait les données nécessaires
au travail entamé par Michel Romainville à propos du
fonctionnement des tontines et mutuelles à Bukavu dans le cadre
d'une étude plus générale sur l'économie
informelle pour le volet Villes/Forêts. Espérons qu'il
ne leur est rien arrivé de grave.
Pierre de MARET

Dans le prochain
In next
, vous trouverez des extraits du 4e Rapport
semestriel à la Commission, des informations sur le travail
de nos jeunes chercheurs sur le terrain, etc.
, you will find extracts of the IV Report to the
Commission, news about our young researchers' fieldwork, and so on.
Updated Dienstag, 10. Dezember 1996