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CONCLUSION

Les populations indigènes des forêts denses humides sont, pour l'immense majorité, des essarteurs, pratiquant l'agriculture itinérante sur brûlis. Elles sont nombreuses, et ne forment pas des <<minorités>> : elles constituent l'essentiel des forces rurales des forêts, elles y vivent depuis longtemps et n'y sont pas destructrices.

L'avenir des populations indigènes est très directement lié à l'avenir des forêts :

C'est une gestion durable des forêts équatoriales qui assurera aussi
un futur aux populations indigènes

Les populations forestières ont très tôt participé à l'exploitation des ressources forestières pour des régions extérieures, soit par des réseaux locaux de commerce, soit pour des réseaux internationaux. Il n'y a donc aucune raison pour actuellement les laisser en dehors des décisions et des activités concernant les forêts - elles peuvent être beaucoup plus que des sources de manoeuvres. A fortiori si l'on cherche à mettre en place des techniques de développement durable :

Faire participer les paysans et les écouter c'est profiter de savoirs ancestraux qui manquent cruellement aux Occidentaux, c'est aussi profiter de l'enthousiasme de populations qui se sentent concernées par leur futur.

Ce sont les populations indigènes qui garantissent le mieux
le futur des forêts équatoriales


* Les essarteurs, comme les chasseurs-cueilleurs nomades, font partie intégrante de l'écosystème forestier, qu'ils ont d'ailleurs contribué à façonner (phytogéographiquement et écologiquement parlant) au cours des derniers millénaires ;


* De ce fait, il est écologiquement incorrect d'imaginer une <<forêt équatoriale vierge>>, qui serait à protéger contre un homme nécessairement destructeur ;


* Ces peuples représentent des styles de vie, d'économies qui sont compatibles avec le maintien de la biodiversité, avec le maintien d'une couverture arborée complexe, une conservation et une permanence de l'écosystème, grâce à une utilisation rationnelle et diversifiée des ressources naturelles ;


* Ces groupes humains, grâce à leur économie, maintiennent une faible densité de populations : dans un contexte de pays à démographie galopante, ces groupes au taux de natalité faible (souvent volontairement) doivent être protégés contre l'envahissement des peuples expansionnistes, et favorisés. C'est tout à la fois un exemple pour l'humanité, et un droit élémentaire de l'homme : il faut préserver aux peuples qui le pratiquent le droit de maintenir une faible densité de population ;


* Les luttes actuelles que mènent certains groupes forestiers de par le monde ne visent pas à préserver un genre de vie unique, mais à garantir à leurs générations futures un espace minimal et des valeurs culturelles dans lesquels ils se reconnaissent ; il s'agit aussi de gagner le droit à décider soi-même des choix à opérer pour le futur.

(d'après World Rainforest Movement)


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