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IV - RECOMMANDATIONS


En ce qui concerne les populations indigènes qui vivent d'une manière ancestrale des ressources naturelles de la forêt équatoriale, on posera trois préliminaires :

1) Quel développement ? Il faut s'interroger sur le concept de développement : quel développement, pour qui ? Qui est développé et qui est sous-développé, et selon quels critères ? Quant aux <<projets de développement>>, s'agit-il de projets pour l'enrichissement de l'État, pour une catégorie sociale élevée dans l'État, ou pour des États étrangers, ou pour le bien des populations locales ? Le concept d'amélioration des conditions de vie paraît meilleur (mais il n'est pas exempt d'ambiguité et de danger).

2) Une démarche, une éthique, plutôt que des recettes. Chaque cas est particulier, les projets universels trop généraux n'ont pas d'efficacité. Il faut définir des échelles locales et travailler à des programmes adaptés à ces échelles.

3) Il y a une grande nécessité d'études. Toute intervention sur les populations indigènes est délicate et peut s'avérer désatreuse, humainement et écologiquement. On en est plus, actuellement, à un stade de conception et d'acquisition des connaissances, qu'à un stade d'application des résultats. Plus de recherches sont nécessaires pour définir des procédures légales, pour connaître ces populations et leur écologie et pour en tirer des solutions économiques et écologiques nouvelles.

Néanmoins, cet état ne doit pas nous faire oublier que nous sommes face à une urgence tant la situation des populations indigènes est devenue précaire.


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