Elles sont de plusieurs ordres.
* Entre les écrits militants visant à
préserver les droits des populations indigènes et les
publications scientifiques traitant par étude de cas de
l'écologie humaine ou des milieux naturels, les textes globalisant les
deux points de vue à partir de données quantitatives sont, selon
les régions, rares ou absents.
* On se heurte pour certains pays à de grandes difficultés
pour obtenir des données quantitatives récentes; même
lorsque ces chiffres existent, ils ne concernent pas forcément la cible
visée, rendant nécessaire le recours à des extrapolations
ou des sélections sans doute parfois arbitraires.
* La situation présentée ici est bien entendu la plus
contemporaine possible. Pourtant, les données rassemblées
s'étalent, à des fins comparatives, de la fin des années
70 à aujourd'hui.
* La documentation traitée est autant abondante
qu'hétérogène. Dans nombre de cas, de précieuses
informations, recueillies dans des publications qui ne touchaient pas
spécifiquement le sujet, ont du être recoupées.
* Pour ce qui est des droits des populations indigènes, il est
souvent bien difficile de dépasser le niveau formel et donc de
vérifier, à l'exception du Brésil, la portée
réelle de leur application sur le terrain. Dans le même ordre
d'idées, il est malaisé d'apprécier le degré de
représentativité des leaders indigènes ou des associations
de défense, ainsi que l'efficacité de leur action. Dans ce
domaine, c'est le choix de la prudence qui a été fait, les
résultats étant appréciés au regard de la
durée et de l'intensité de l'action.