Depuis le XVIIe siècle, les peuples indigènes de la Grande Amazonie se sont vus progressivement spoliés de leurs terres.
Le droit à la terre est au centre du débat. Sans un espace indispensable à la pratique de leurs activités de subsistance, les peuples de la forêt sont condamnés à un déclin irrémédiable.
Il est donc important de tenter de dresser un bilan des statuts permettant de situer les peuples amérindiens face aux politiques des différents États possédant une part de la Grande Amazonie. Le cliché qui s'en dégage est le résultat d'un long processus qui implique :
* l'histoire des choix politiques adoptés vis-à-vis des
populations indigènes depuis la colonisation par les Européens;
* l'histoire de la soumission ou de la résistance des populations
indigènes, puis leur redressement contemporain lorsqu'il existe.
Bien que centré sur le statut des terres, le présent propos se doit d'aborder le statut des personnes, absolument indissociable dans l'esprit du législateur. Plusieurs sources importantes de ces dernières années ont été consultées qui ont facilité notre tâche, en particulier :
* 1987, Terras Indígenas no Brasil, CEDI;
* 1990, Grenand P. & F., Les Amérindiens, des peuples pour la
Guyane de demain;
* 1991, Santilli M., Os direitos indígenas na
constituição brasileira, in Povos Indígenas no
Brasil;
* 1992, Brackelaire V., La problématique des terres indiennes
d'Amazonie;
* 1992, Protected areas of the world, a review of national systems, vol. 4,
Nearctic and Neotropical;
* 1992, Ribera C. N., Reconocimiento, demarcación y control de
territorios indigenas : situación y experiencias en Bolivia;
* s. d., Sanchez E. et al., Bases para la conformación de las
entidades territoriales indigenas [Colombie].
D'autres sources complémentaires apparaissent dans le texte. Enfin, nous présentons l'état actuel des terres indigènes et des réserves naturelles sur la carte III du volume II, Atlas, <<Les territoires protégés de la Grande Amazonie>>.