L'étude a pour objectif de dégager une méthodologie en matière de délimitation des forêts communautaires, en confrontant d'une part le cadre légal dans lequel celles-ci doivent obligatoirement s'inscrire, et d'autre part l'occupation, l'interpénétration spatiale et la gestion traditionnelle des terroirs par les communautés villageoises. De la sorte, il sera possible de déterminer les compatibilités et incompatibilités des deux approches afin de les harmoniser au mieux.
Il faut remarquer immédiatement que par cette double approche "législative et traditionnelle" nous subordonnons des impératifs de gestion à des impératifs humains. Rien ne nous garantit en effet que des limitations de forêts communautaires en accord et avec la loi et avec la gestion traditionnelle du terroir seront à même de remplir idéalement les conditions pour une gestion durable (exemple : superficie minimale des terroirs de chasse, rotation de coupes, etc.).
Enfin, l'étude n'a pas pour objectif de définir les limites auxquelles devraient se tenir les communautés pour leurs éventuelles forêts communautaires; en effet il s'agit ici d'un exercice scientifique qui ne se veut que base de comparaison par rapport aux revendications territoriales de chaque communauté; il est au demeurant fort possible que certaines communautés présentent à l'Administration des limites fort différentes pour leurs forêts communautaires. L'intérêt sera alors de relever et de comprendre les fondements de ces éventuelles différences, afin d'affiner la méthodologie.
Notons enfin pour conclure que dans la "Procédure pour l'obtention d'une forêt communautaire" (GARBER, 1996) proposée par l'Unité Forêt Communautaire du MINEF, notre recherche porte sur le point 4 : "Identify area, boundaries objectives and forest officer"(Schéma 1).
